Apple : Et vint M2…

Ce lundi 6 juin, Apple a présenté M2, la deuxième génération de processeurs conçut en interne. Il fallait s’y attendre, la saga des puces Mx continue. D’ailleurs, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Intel et quelques autres ne pensaient pas que l’on puisse innover autrement, avec comme objectif de consommer moins. Or dès sa première puce, Apple a su se montrer à la hauteur d’industriels confirmés, voire meilleur.

Après une M1 aux déclinaisons réussies (Pro, Max), la firme a remis le couvert avec une évolution plus efficace. D’après les chiffres fournis, ce serait entre 30 et 35 % de puissance supplémentaire que proposerait la M2 en regard de la M1.

Certes, c’était le discours tenu lors de la conférence des développeurs. Des propos qui pourraient être qualifiés de publicitaires si les chiffres avancés le 10 novembre 2020 ne s’étaient pas révélés relativement conformes à la réalité lors de tests indépendants.

Toujours plus de puissance

Officiellement, la puce M2 offre donc de la puissance en plus, avec une enveloppe énergétique un peu supérieure. En effet, si la procédure de gravure a été améliorée, elle reste à 5 mm, comme pour la M1. Deux modes énergétiques pourraient être proposés (mais sous quelle forme ?), un mode normal qui offrirait 25 % de performance de plus que la M1, mais pour la même consommation, et une version ‘boost’. Au prix d’une augmentation de la consommation, dans ce mode, on atteint ces fameux 35 % de puissance supplémentaire. Mais comment Apple a-t-elle fait ? 

Fiche Apple M2

 

N’étant pas technicien et sans compétence en la matière, je ne peux tirer mes conclusions que de l’analyse de lectures.

La puce M2 est plus grande et comporte 20 % de transistors supplémentaires. On atteint ici le chiffre assez vertigineux de 20 milliards sur une surface somme toute réduite. Et il faut bien que cet apport se traduise par quelque chose.

Perf mbar M2
Comparatif de performances sur l’encodage vidéo MBAir Inter / MBAir M2 / MBAir M2

 

Si le SOC M2 propose toujours 4 cœurs rapides et 4 cœurs économes, tous deux sont améliorés, permettant un gain d’efficacité de l’ordre de 10 %. L’accès à la mémoire unifiée a vu sa vitesse augmentée, passant désormais à 100 Gbit/s (réactivité accrue de 50 % par rapport à M1). Pour terminer, le moteur neuronal est en mesure de gérer 40 % d’opérations en plus. Ces chiffres semblent importants, mais surtout expliquent comment les ingénieurs d’Apple ont réussi ce gain de puissance sans changer de procédure de gravure.

Cette M2 est donc une évolution parce que l’architecture est la même. Mais elle est plus qu’une simple évolution. Avec ses nets gains de performance, elle montre que Apple maitrise son sujet. Les puces « équivalentes » en cours de développement chez Qualcom, Intel et autres auront du chemin à faire pour arriver au même niveau.

Le plus et le moins

La puce M2 peut gérer jusqu’à 24 Go de RAM. C’est mieux. 

Elle est toujours incapable de gérer plus d’un moniteur externe. C’est dommage.

Vers un cycle en deux phases ?

On peut supposer qu’Apple soit sur un cycle complet de développement de 3 ans. Le but étant de se caler sur la réduction de la finesse de gravure proposée par son fondeur TSMC.

  • Une puce M impaire avec des gains portés principalement par une finesse de gravure plus fine. 
  • Ce circuit électronique est décliné en version Pro, Max et Ultra avec plus de cœurs et des capacités en RAM accrues.
  • Une puce M paire, avec des gains portés surtout des améliorations de conception.
  • Cette puce pourrait elle aussi être déclinée en version Pro, Max et Ultra (et pourquoi pas 192 Go de RAM avec une future M2 Ultra ?)

Ce scénario n’est pas le seul possible. Il y en a d’autres. La puce M2 peut rester unique. Ou alors, ce seront les déclinaisons Pro/Max/Ultra qui seront gravées en 3 mm (je miserais bien dessus personnellement). Ou alors, ce sera les M3 qui bénéficieront de cette nouvelle finesse de gravure… On verra bien comment cela se passera dans les prochains mois.

Les nouveaux Mac

Les 2 premiers ordinateurs basés sur la puce M2 sont des portables, ce qui n’est pas une vraie surprise en soi.

Tout d’abord, un tout nouveau MacBookAir dont le design a été enfin revu. C’est vrai que le premier style datait. Steve Jobs était encore vivant. S’il reste toujours fin, cette sensation est moindre qu’avec la forme précédente. C’est un peu dommage.

Au rayon des bonnes nouvelles, le port d’alimentation MagSafe a fait son retour et on peut choisir, moyennant finance, jusqu’à 24 Go de mémoire et 2 To de SSD. Revers de la médaille, un port lecteur de carte mémoire est toujours absent. L’écran ferait lui des progrès, plus lumineux et agréable à utiliser à l’extérieur. Comme pour le MBPro 14 et 16″… avec lesquels il a une forte ressemblance.

Le MacBook Pro 13″ reste lui identique au modèle précédent. Les ingénieurs ont juste procédé à un remplacement du SoC M1 par le M2. Le MagSafe est absent, mais la Touch Bar si appréciée est toujours là. Son positionnement semble un peu particulier, voire difficile. La taille d’écran est proche du MBPro 14″ et du MBAir 13″ dont il partage le même processeur. 

Les Mac Silicon, juin 2022
Les Mac Silicon en juin 2022

 

Voilà pour les nouveautés matérielles. Pour voir une évolution du Mac mini et de l’iMac, il faudra patienter au moins jusqu’à la rentrée. Et sans doute un peu plus tard pour les MacBook Pro 14 et 16″. 

Côté logiciels, les prochaines versions de macOS (Ventura de son petit nom) et iOS (version 16) semblent aussi pleines de promesses. On a pu ainsi voir du détourage d’images réalisé par ces 2 OS particulièrement bluffants. À suivre…

 

Prochainement : quel Mac pour la Photo ? (version mi-2022)

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