4 arguments en faveur de la prise de vue directe en JPEG

 

1- Les photos à partager. Réunions familles, Noël, Anniversaires et autres événements qui nécessitent pas un grand investissement en temps de développement sont légions. Utiliser le format RAW, c’est prévoir de passer quelques très longues minutes derrière un ordi avant de pouvoir faire profiter à tous des photos. Parfois, le manque de temps fait qu’il se passe des jours/semaines/mois/ans avant que l’on remette les photos. Coté spontanéité, c’est zéro pointé. Avec des prises de vues au format JPEG, c’est directement exploitable, avec un partage quasi immédiat.

2- L’espace disque. Plus le nombre de pixels du capteur est important, plus la taille du fichier est volumineuse, en RAW ou en JPEG. Sauf que le second permettra de mettre beaucoup plus de photos sur une carte mémoire que le premier. Par exemple, un APN 24Mpx doté d’une carte mémoire de 32Go pourra prendre 600 fichiers RAW ou 1800 photos JPEG en qualité maximale. Pratique en vacances ou quand l’espace est compté !

3- Le mode rafale. Bizarrement, alors qu’il y a un travail de traitement à effectuer avant l’enregistrement, on peut prendre beaucoup plus de photos en mode rafale.

4- Livraison rapide. Pour les professionnels qui ont besoin de livrer très vite leur travail (surtout dans notre monde où les nouvelles se diffusent à la vitesse de la lumière), le temps de traitement des RAW est rédhibitoire. Par exemple, le 100m des JO s’est terminé il y a à peine quelques minutes ou secondes que le cliché doit pouvoir être disponible. Dans ce cas, comme dans d »autres, la prise de vue en JPEG permettra cette disponibilité. Pas le RAW qui nécessitera un développement.

 

 

 

4 arguments en faveur de la prise de vue en RAW

1- La balance des blancs. Quand on se loupe à la blanche des blancs en JPEG, c’est la catastrophe car il y a peu de chances qu’on puisse réellement rattraper le coup. En RAW, la balance des blancs n’est pas figée. Le changement s’effectue en live, et sans problème.

2- Plus d’informations. Un fichier JPEG est codé sur 8bits. Cela veut dire que chaque couleur primaire (le Rouge, le Vert et le Bleu) dispose de 256 niveaux de luminosité. Un fichier RAW est désormais codé en 14bits, soit 16384 niveaux de luminosité par couleur. Au final, une restitution plus précise de la tonalité et des couleurs. Ce qui permet de restituer des nuances que l’on croyait absent (flagrant dans un ciel nuageux par exemple).

3- La faiblesse de la lumière. C’est classique, moins il y a de lumière, plus il faudra ouvrir et/ou compenser en augmentant les ISO. Or plus les ISO sont hauts, plus le bruit est présent. Le fichier RAW permettra de rattraper partiellement une sur-ex ou une sous-exposition ainsi que de mieux traiter le bruit. Toujours parce que les informations disponibles seront plus importants.

4- L’éclairage change. Déjà photographié des mariages ? C’est sans doute un des endroits où l’on croise le plus ce problème. Les conditions d’éclairages changent facilement et il faut sans cesse modifier les réglages. Mais parfois cela ne suffit pas. Et là, le RAW permettra de récupérer des détails, des sous-expositions ou des sur-exposition. Bien pratique, l’on vous dit.

 

 

 

 Alors, que choisir ?

Je peux pas choisir à votre place. Tout dépendra de vos besoins, de vos pratiques photos. Dans mon cas, je shoote en RAW à plus de 95%. Le JPEG, je l’utilise uniquement lors d’événements de type « familiaux », pour donner immédiatement les clichés.