Régulièrement, j’entends, je lis ou je vois des choses qui m’énervent. Aujourd’hui, c’est sur la fin imminente de la visée optique.

 

Je suis persuadé qu’un jour, les constructeurs arriveront à concevoir un viseur électronique aussi excellent que le dernier viseur du K-1, tout en consommant que très peu d’électricité. Mais en attendant, la visée optique a encore de beaux jours devant elle. Car, à l’heure actuelle, on ne sait pas faire mieux ! Si vous n’êtes pas convaincu, mettez un œil derrière la visée optique du K-1 et regardez. Lumière, transparence et toutes les informations utiles.

 

 

Pourquoi je dénigre les EVF ?

Pour avoir mis mon œil dans quelques-uns, je reste très circonspect. Les problèmes restent, selon moi, nombreux :

  • Difficultés à saisir les contre-jours
  • Difficultés à saisir les subtilités du sujet (lumière et couleur principalement)
  • Une réactivité parfois… légère
  • Une interruption de la visée au moment opportun

Sans compter la consommation excessive. Car faire 300/350 photo avec une batterie, c’est pénible. Un shooting studio, c’est souvent le double !

Certes, les EVF peuvent apporter des informations supplémentaires à l’œil, comme le contrôle de l’exposition. Mais voilà, mon Pentax intègre déjà un système me permettant de savoir si ma photo va être sur ou sous-exposée, dans mon viseur optique. Le viseur du K-1 intègre d’ailleurs tout un ensemble d’informations très utiles et souvent suffisantes !

Dernier point qui me gêne sur les EVF, c’est que je n’ai pas l’impression que ceux qui les fabriquent, investissent les moyens nécessaires pour de vraies améliorations. Le viseur « universel » est signé Epson et il est intégré dans la majorité des mirrorless du marché. Comme il phagocyte l’essentiel du marché, la concurrence est presque inexistante et Epson ne sent pas obliger à investir plus que nécessaire (enfin, peut-être, mais j’en sais rien à vrai dire. Il s’agit juste d’une constatation de ma part).

 

Il n’empêche qu’un jour, une société arrivera à produire un EVF qui en vaille la peine. Un EVF qui est bon photographiquement parlant, qui donne l’envie d’y coller son œil.

En attendant, permettez-moi de conserver ma visée optique et de préférer la vie en vue réelle à la vie par écran interposé. La fin imminente de la visée optique, ce n’est pas pour cette année.