Le vide photographique

Avez-vous déjà ressenti cette sensation du vide photographique ? De ne plus savoir quoi et comment photographier ? Non ? Et pourtant, cela arrive à tous. Et il est alors impératif de s’intéresser et s’interroger sur les raisons de cette baisse de régime. Pourquoi le vide a-t-il envahi votre espace créatif ? Quand a-t-on perdu l’inspiration ? Est-ce concomitant à des ennuis au travail ou la maison ? Est-ce dû à la pression professionnelle ? Pourquoi ce manque d’idées ? À moins que ce soit une sensation de refaire toujours la même chose… Quant au manque de temps pour pratiquer, il s’agit plutôt d’un prétexte qu’une cause réelle qu’il conviendra d’identifier. Si jamais cela vous arrivait, il faudra en passer par une phase d’analyse obligatoire, car il est nécessaire de soigner la cause et non les symptômes.

Et quand cette analyse du vide aura été faite, vous pourrez toujours retourner aux fondamentaux, ceux de l’art et de la vie. Il s’agit ici d’aller voir des choses parfois très différentes comme la lecture ou le jardinage ! Écouter des sons, respirer des odeurs, voir des formes et des couleurs, les imaginer à partir de textes : tout cela va permettre de vous reconnecter avec votre environnement. Et de là, l’envie de transcrire cette perception nouvelle dans les photos.

Puis, il s’agira de casser la routine de nos habitudes qui ont engendré ce vide. Comme changer le mode de prise de vue et utiliser un mode diffèrent de celui que l’on préfère. En changer permet de voir, de « sentir » la photo de manière différente. Mais c’est changer d’objectifs qui a ma préférence en la matière. C’est par son prisme que la photo est cadrée avant d’être prise. Or à force d’utiliser le même en permanence, ou presque, on voit toujours la même chose. Et l’on s’ennuie. Cette utilisation unique se fait au détriment des autres que l’on pourrait posséder. Cela peut-être une focale fixe ou un zoom, peu importe. Ce qui compte, c’est changer la manière de ce que l’on voit, donc de ce que l’on prend en photo. Disposant de plusieurs optiques, je peux changer facilement ; ça aide.

Il existe donc des pistes pour surmonter ce vide… à condition de s’en rendre compte.

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