Humeur

Les viseurs électroniques

J’ai eu l’occasion d’essayer rapidement quelques hybrides récemment. Je dis bien essayer rapidement. Il ne s’agit donc pas de tests, car en 1h, il n’est guère possible de porter un jugement de valeur. Mais 1h, c’est suffisant pour se faire une première opinion.

Dans l’ordre, il y a eu le Sony α9, le Nikon Z6, le Fuji XT3 et le Lumix S1R. Disons tout de suite au risque de froisser certains, celui qui m’a le plus déplut, c’est le Nikon Z6. Non pas pour la qualité de l’image, mais plutôt pour le viseur électronique qui m’a fortement déplu. Quand on déplace le boîtier tout en gardant l’œil collé, on perçoit d’importantes saccades, comme s’il manquait de fluidité ou qu’on regardait un film à 10 images/seconde. Vraiment pas agréable, capable de donner un mal de crâne. Par contre, côté qualité photo, c’est très bon, voire excellent. 

Au jeu du viseur, Fuji et Lumix arrivent en tête, avec peut-être un petit avantage pour le deuxième. Sony se classe juste derrière.

Avoir eu en main ces boîtiers m’oblige à reconnaître que le monde photographique évolue et qu’avec les hybrides de 2019, certains reflex paraissent dépassés. Surtout côté encombrement où le poids de certains objectifs se fait durement ressentir. Les hybrides ont cet avantage pour eux. Et il est énorme ! Ils arrivent même parfois à se faire oublier. Mais durent ces 6h d’utilisation, je n’ai pas été si heureux que cela. Alors était-ce la nouveauté ou un réel problème, j’ai eu l’impression de m’embête, d’être le spectateur d’un film que je regardais. Comme si j’étais devenu simple spectateur que acteur, voire réalisateur. Comme si je ne savais plus composer mon cliché et que je subissais. Une expérience plutôt mitigée, sur laquelle je reviendrais peut-être plus longuement prochainement.

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page
Fermer