Le K-1 ressemble fortement à la gamme APS-C incarnée par les K-3 & K-3II. Mais si la ligne ressemble à celle inaugurée avec le K-7, il existe de nombreuses différences. Il est plus haut, plus large, plus épais et plus lourd. Ce qui est somme toute logique puisque le K-1 est le premier boîtier Full Frame numérique de la marque Pentax. Le capteur est plus gros, donc tout est sensiblement plus massif.

 

 

Un boîtier qui évolue

Pentaxiste dans l’âme depuis de nombreuses années, ce K-1 est sans doute un rêve abouti et il sera compliqué de trouver de vrais reproches à faire. L’écran orientable, le WiFi, le GPS la montée en ISO, ou encore un AF amélioré, tout cela est présent.

Le changement rapide des paramètres du boîtier, sans chercher est toujours possible. Encore plus même avec l’apparition d’une troisième molette permettant de modifier, sans se contorsionner la main, un paramètre au choix (ISO par exemple).

Le pouce, l’index et le majeur de la main droite suffisent pour effectuer les actions nécessaires. Les 3 molettes (sous le pouce pour deux et sous l’index pour la troisième) permettent de modifier à la volée, et cela, sans se référer visuellement au boîtier, les principaux paramètres selon le mode dans lequel on se trouve. Avec l’habitude, c’est particulièrement fluide.

La bourse du travail - K-1+ DFA 15-30 - 1/100s à f/8 - ISO 125

La bourse du travail – K-1+ DFA 15-30 – 1/100s à f/8 – ISO 125

 

Côté construction, c’est du solide. Conçu pour être résistant aux intempéries, il encaisse les averses sans broncher. Pratique. Le boîtier en magnésium et le châssis en acier inoxydable sont solides. Reste le poids qui atteint le kilo. Au final, cela ne pose pas moins de difficultés que l’on aurait pu croire (fatigue du bras par exemple), grâce à un excellent équilibrage.

Le mode rafale permet de prendre des photos à une cadence de 4,5 images par seconde. Certes, on perd 4 images par rapport au K-3II, mais l’image est aussi nettement plus lourde. Un RAW pèse 46Mo de moyenne.

 

 

À l’intérieur

L’autofocus a été revu et se montre plus véloce. Le système de stabilisation mécanique a progressé, s’effectuant désormais sur 5 axes, puisqu’il prend en compte le roulis du bout de l’objectif. Le gain s’élève à 4,5 vitesses d’obturation.

Pas de réapparition du flash pop-up interne. Après un an d’utilisation du K-3II, mon sentiment n’a pas changé. Il ne m’a jamais manqué pour une utilisation hors studio. Il ne s’agit pas d’une grosse perte et, au pire, il faudra investir dans le petit flash AFG 201, plat et mince. À la place, le module GPS +Astrotracer a été intégré. Avec un impact direct sur la consommation batterie. Utilisation parcimonieuse à prévoir… ou alors, acheter des batteries supplémentaires !

Couple - K-1 + DFA 24-70 - 1/200s à f/9 - ISO 160

Couple – K-1 + DFA 24-70 – 1/200s à f/9 – ISO 160

 

Le procédé Pixel Shift Résolution qui a fait son apparition avec le K-3II est toujours présent. Il permet d’obtenir des images de meilleure qualité. Ce procédé, conçu pour dépasser les limites de la matrice de Bayer (système permettant au capteur de « voir » les couleurs) doit permettre l’obtention d’une image dite haute-résolution. Pour ce faire, Pentax utilise les possibilités de microdéplacement du capteur pour prendre 4 vues et les fusionner en une seule photo de 36Mpx.

Avec le K-1, il s’agit d’une version améliorée du procédé. Désormais, il est capable de tenir compte des certains éléments qui bougent. Comme des feuilles d’un arbre ou des personnes marchant. Après avoir testé, le résultat est assez bluffant. Mais attention, trépied obligatoire, car il ne faut pas bouger.

 

 

Le K-1 est un excellent boîtier et on devrait s’apercevoir rapidement qu’il tutoie les plus grands. À un tarif nettement plus abordable !

 

 

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© fyve – texte & photos – avril 2016