Régulièrement, j’entends, je lis ou je vois des choses qui m’énervent. Aujourd’hui, c’est sur les personnes qui viennent pleurer parce qu’ils prennent trop de photos et qu’ils savent plus comment stocker ! 

 

Dans cet article, il sera bien question du stockage des photos au quotidien et non d’un stockage longue durée ou de leur sauvegarde. La sauvegarde est là pour pérenniser les données dans le temps, en cas de pertes des données principales. Ce sujet a été abordé dans cet article et dans celui-là. Cette fois-ci, nous allons aborder les données « quotidiennes ». Celles qu’on utilise donc régulièrement.

 

Comme beaucoup, j’ai un souci d’espace disque. Mon ordinateur est un portable avec une capacité disque limitée. Certes, j’ai un SSD de 960Go, mais l’ensemble de mes photos représente plus de 2To. Impossible de conserver le tout sur le DD interne. Alors, évidemment, ma solution n’est pas miraculeuse. Je n’ai pas réussi à tripler ou quadrupler la capacité de mes disques sur un simple claquement de doigts. J’ai plutôt utilisé ma capacité à cliquer avec ma souris et les ressources de mon porte-monnaie. Cela passe donc par l’achat de disques durs externes.

 

 

Pourquoi j’ai privilégié Lr (Adobe Lightroom)

Quand mon choix d’un dérawtiseur s’est porté sur le logiciel Lr il y a quelques années, certaines caractéristiques m’avaient fait tilté. L’une d’entre elles était la capacité d’avoir un catalogue de toutes les photos même si elles n’étaient pas présentes physiquement sur le disque dur principal.  Lr gère, en effet, son catalogue de manière indépendante, au travers d’une petite base de données. Il sait ainsi où se trouve physiquement chaque photo, y compris sur des disques durs externes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en cas de déplacement des photos vers un autre dossier ou sur un autre disque dur, il convient d’effectuer cette opération au travers de Lr et non de votre OS.

Pour travailler au quotidien et visionner le catalogue, Lr effectue une copie jpg basse résolution des images, qui seront conservées sur le disque dur principal, en même temps que le catalogue. C’est l’utilisateur qui fixe la taille de ces aperçus. Si le fichier est présent, l’aperçu sera affiché en premier le temps à Lr de réinterpréter le fichier RAW. Si le fichier est absent, l’aperçu restera en permanence à l’écran. Par contre, si la visualisation est possible, aucun travail ne le sera.

Pour permettre un travail sans le fichier RAW, Adobe propose les aperçus dynamiques. Ces images sont de meilleure qualité, mais plus lourds.

À titre d’exemple, j’ai un peu plus de 60000 fichiers images dans Lr. Mon catalogue pèse 2,5Go. Mes aperçus, d’une taille de 1680pxl dans la plus grande largeur, représentent 44Go sur le SSD. Et mes aperçus dynamiques, 9Go. Évidemment, seules mes meilleures images ont droit aux aperçus dynamiques.

 

 

 

Ma façon de travailler est la suivante

Tant que je suis en cours de post-traitement sur mes images, celles-ci restent sur l’ordinateur de travail, en interne (avec une sauvegarde via Time Machine, puisque je suis sous macOS). Quand j’ai terminé le post-traitement, je migre mes images sur un disque dur externe qui est lui toujours branché sur le Mac, quand je suis chez moi.

Généralement, je conserve sur ce disque dur externe, l’équivalent d’une année de travail. Quand démarre une nouvelle année, je crée un nouveau dossier dédié à celle-ci où finiront toutes les séances. J’attends, en règle général, un trimestre, puis je migre l’année précédente sur un autre disque dur externe. Généralement, ce sont des DD de 1To. J’en ai 2 pour le moment. L’un pour les années 1999-2013 et le second, pour 2014-2015. En 2017, un nouveau disque viendra les rejoindre pour accueillir 2016 et, plus tard, 2017.

Lumière verte : DD dispo / Lumière grisée : DD non dispo

Lumière verte : DD dispo / Lumière grisée : DD non dispo

 

Ces disques ne sont pas branchés en permanence, uniquement quand j’en ai besoin.

Pourquoi des disques de petite capacité, entre 1 et 1,5To ? Pour éviter de trop perdre en cas de crash. Il y aura moins à rapatrier depuis les disques de sauvegarde. Le problème de la capacité des disques de sauvegardes est différent puisque ce sont des disques redondants.

 

 

Donc, quand on a plus de place sur son disque dur interne, on migre ses données sur un disque dur externe et on s’outille d’outils adéquats pour retrouver ses documents. Il ne faut pas oublier que plus la capacité du disque est importante, plus lourde potentiellement sera la perte. Et stocker n’exclut pas de sauvegarder sur un ou plusieurs disques différents.

Dernier point, on doit toujours laisser au minimum 5% de la capacité du disque dur libre. 10%, c’est nettement préférable. Si on le fait pas, on peut risquer gros avec des dysfonctionnements de l’OS à la clé.