Stocker mes photos au quotidien

Régulièrement, j’entends, je lis ou je vois des choses qui m’énervent. Aujourd’hui, c’est sur les personnes qui viennent pleurer parce qu’ils prennent trop de photos et qu’ils savent plus comment stocker ! 

Update : février 2020 – Article initial paru le 24/10/2016

Dans cet article, il sera bien question du stockage des photos au quotidien et non d’un stockage longue durée ou de leur sauvegarde. La sauvegarde est là pour pérenniser les données dans le temps, en cas de pertes des données principales. Ce sujet a été abordé dans cet article et dans celui-là. Cette fois-ci, nous allons aborder les données « quotidiennes ». Celles qu’on utilise donc régulièrement.

Comme beaucoup, j’ai un souci d’espace disque. Mon ordinateur est un portable avec une capacité disque limitée. Certes, j’ai désormais un SSD de 2 To, ce qui est confortable. Sauf que l’ensemble de mes photos représente presque 2,6 To. Impossible de conserver le tout sur le DD interne. Il était donc nécessaire de trouver des solutions pour mieux stocker. Ma solution n’est pas miraculeuse, mais c’est celle qui me convient aujourd’hui le mieux. N’ayant pas le don (ou les moyens financiers plutôt) de tripler ou quadrupler la capacité de mon disque interne, je me suis remis à ma capacité de cliquer avec ma souris… Et l’achat de capacités externes à moindre coût.

Pourquoi j’ai privilégié Lr (Adobe Lightroom)

Un petit retour en arrière s’impose. Disposant de nombreuses photos, j’ai fait le choix d’utiliser un catalogueur d’image, seul moyen de retrouver plus ou moins facilement des clichés. Et quand mon choix d’un dérawtiseur s’est porté sur le logiciel Lr il y a quelques années, c’est parce que certaines caractéristiques m’avaient fait tiltés. L’une d’entre elles était la capacité d’avoir un catalogue de toutes les photos, même si elles ne sont pas présentes physiquement sur le disque dur principal. Lr gère son catalogue de manière indépendante, au travers d’une petite base de données. Il sait ainsi où se trouve physiquement chaque photo, y compris s’ils sont sur plusieurs disques durs externes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en cas de déplacement des photos vers un autre dossier ou sur un autre disque dur, il convient d’effectuer cette opération au travers de Lr et non de votre OS.

C’est une des forces de Lr, pouvoir cataloguer des photos qui se trouvent physiquement sur des disques différents. Et surtout, permettre certaines actions, même quand les photos ne sont pas disponibles. On peut ainsi travailler au quotidien et visionner les clichés grâce à une copie JPEG en basse qualité de toutes les images. Si le fichier originel est disponible, l’aperçu sera affiché en premier le temps à Lr de réinterpréter le fichier RAW. Si le fichier est absent, l’aperçu restera en permanence à l’écran. Par contre, si la visualisation est possible, aucun travail ne le sera (sauf à disposer des aperçus dynamiques).

Ma façon de travailler est la suivante

Malgré les années qui passent, ma façon de travailler reste plus ou prou identique. Je n’utilise mon disque dur interne que pour les photos en cours de traitement. Une sauvegarde régulière étant en fonction (via l’outil Time Machine de macOS), cela me permet d’avoir l’esprit tranquille. Après le post-traitement, les images sont migrées le disque dur externe de travail, qui contient tous les fichiers de l’année en cours. Quand le disque est plein et qu’une année est terminée, un nouveau disque de travail le remplace. Ainsi, j’ai eu jusqu’à 4 disques durs. L’un pour l’année courante, un deuxième pour les années 1999-2013, un troisième pour 2014-2015 et un dernier pour 2016-2017. 

Lumière verte : DD dispo / Lumière grisée : DD non dispo
Lumière verte : DD dispo / Lumière grisée : DD non dispo

 

Depuis le black frisait de 2018, la configuration a évolué. J’ai investi dans une petite unité de stockage externe composée de 2 disques de 4 To en RAID 1 (écriture des données sur les 2 disques en même temps, ce qui permet de « perdre » un disque). Exit le disque dur de travail et les 3 autres petits disques. Tous les fichiers sont désormais sur l’unité en RAID 1. Ainsi, je lie le stockage avec la sécurité tout en m’apportant, en tant que particulier, une garantie très intéressante pour mon type de fonctionnement.

Stocker, sauvegarder

Les grandes lignes concernant la sauvegarde sont dans cet article qui, même en 2020, reste d’actualité.

En fin 2018, mon choix s’est tourné vers une unité de 2 disques durs de 4 To chacun, montés en RAID 1. Le RAID 1 permet d’écrire sur les 2 disques en même temps, l’ordinateur ne voyant qu’un seul disque. En cas de perte d’un des disques, il suffit de le remplacer physique par un autre de même taille. Ensuite, l’unité se reconstruit automatiquement. Même si cela prend du temps, cela procure une sécurité dans le stockage. Mais cela n’empêche pas de prévoir une sauvegarde, car il s’agit bien là de 2 notions différentes.

Et ma sauvegarde, elle est double. La première est interne à ma maison, sur un (vieux) NAS en RAID 5. La seconde est en dehors de mon domicile, sur un disque dur déporté régulièrement mis à jour. Je stocke donc de manière sécurisée et je sauvegarde. Ce qui permet de se préserver des principaux aléas. Pas de tous, mais de suffisamment pour couvrir mes besoins personnels. En fait, j’en ai même sans doute trop fait (du moins aux yeux de beaucoup). Ce n’est pas grave, car mes photos, j’y tiens !

Et l’avenir ?

Cela fait quelques mois que je me suis rendu compte de l’énorme catalogue d’images dont je dispose. Quoique, pour certains, 100 000 photos ou presque, cela ne représente pas grand-chose. Mais pour moi, c’est beaucoup. Cela s’explique par le fait que depuis 1999, je n’ai pas supprimé de photos volontairement. Sauf les floues et les vraiment ratées. Un catalogue dans lequel je n’ai jamais fait le ménage.

Comme je ne peux pas investir sans fin dans du matériel, j’ai pris une décision. Une décision radicale pour mon stockage et la sauvegarde associée. Je vais séparer mes photos. D’un côté, sur le disque RAID que les photos de mon catalogue ayant reçu au moins une étoile. Ces photos seront également sauvegardées sur le NAS et sur le disque externalisé. Les autres, je vais les archiver sur un disque dur, parce que je me refuse de les jeter. Même si je ne les ai que rarement revus. Mais avant de le faire, je vais repasser sur toutes les 95000 afin de bien valider mon choix. Dès que j’aurais du temps. 

J’envisage aussi d’acheter un autre espace de type Cloud (2 To à vie) sur lequel seront stockées les photos 3 étoiles et plus.

À suivre…

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