Voyage et sauvegarde

Certaines choses m’énervent. La perte de photos en fait partie. Faire cohabiter voyage et sauvegarde a très vite été un de mes soucis principaux. Avec la nécessité de trouver une solution adaptée à mes besoins…

 

J’aime découvrir le monde (autant que mes moyens le permettent) et mon hobby, c’est la photographie. Il était donc logique que les découvertes d’autres lieux et la photo se mélangent. Mais qui dit voyage dit aussi la possibilité de perte des clichés avant d’être rentré chez moi. Une perte due au vol, à la casse ou à un oubli quelque part. On a tous entendu des histoires de personnes rentrant chez eux sans photos. Du coup, j’ai un peu cogité pour y remédier, afin de conjuguer voyage et sauvegarde. Avec à l’arrivée, 2 principes auxquels je ne déroge pas.…

Voyage et sauvegarde, les règles de base

Vous pouvez également vous reporter à cet article consacré au stockage et à la sauvegarde.

Règle 1 : Au moins 2 copies

Quand je voyage, j’ai toujours un ordinateur avec moi. Que ce soit mon macbook ou mon iPad. Ce dernier plutôt pour les WE ou les courts séjours, quand je ne souhaite pas m’encombrer. Rien de plus simple alors que de transférer mes clichés électroniques en fin de journée. On rentre à l’hôtel, la chambre d’hôte ou tout autre endroit et, après avoir relié carte mémoire et ordinateur/tablette, je lance le transfère. Ainsi, il y a un deuxième exemplaire des photos, ce qui réduit fortement le risque de perte. Le premier exemplaire se trouvant évidemment sur les cartes mémoires, que je dispose en certains nombres (avec 4 cartes SD de 64 Go et 2 de 32 Go, même à 53 Mo le RAW, il faudrait atteindre les 5000 clichés pour commencer à être confronté à un problème d’espace).

En voyage longue durée, parano comme je suis, la responsabilité de mes clichés n’est pas confiée au seul disque dur (SSD depuis 7 ans) de mon ordinateur. Dans mes bagages, il y a un deuxième disque dur externe (toujours de type SSD pour des questions de rapidité) sur lequel vont être dupliquées les photos présentes sur l’ordinateur. Ainsi, je dispose d’une troisième série.

L’idée est de s’assurer toujours disposer d’un exemplaire des fichiers en cas de souci avec l’autre sauvegarde. Un support peut tomber en panne. Rarement 2 en même temps. Avec 3, le risque est presque totalement supprimé.

Le problème du couple voyage et sauvegarde c’est le poids. Si vous ne souhaitez pas emporter de DD externe dans vos bagages, pensez à des solutions de type cloud. En cherchant, une société propose au moins 1 à 2 fois par an (à la mi juillet et lors du black friday généralement), un espace de 2 To version abonnement à vie, pour un prix très abordable. Si vous disposez d’une bonne connexion internet, le transfert des données sur le nuage est possible !

Règle 2 : Séparer les copies

L’ordinateur ou la tablette sont destinés à rester sur le lieu de villégiature tandis que le disque dur externe prend place dans le sac photo. Comme il ne prend pas de place, cela n’est pas gênant. Pourquoi ? Toujours à cause de mon côté parano. Si toutes les copies sont au même endroit, le risque de tout perdre est fort. Tandis que si les copies sont séparées, en cas de vol de mon sac photo ou de cambriolage de ma chambre d’hôtel, j’aurais toujours un exemplaire de disponible.

D’accord, cela ne marche pas quand le sac photo, l’ordinateur et moi sommes dans la même pièce. La nuit par exemple. Où quand je voyage, car je n’ai pas le choix (je rappelle qu’en avion, le sac photo+ordinateur+DD externe est avec moi en cabine. Jamais en soute).

Côté matériel ?

Vous ne trouverez pas ici d’apologie d’un matériel ou d’une marque en particulier. Parce que je ne suis pas sponsorisé et que je considère qu’il y a du bon matériel chez de nombreux fabricants. LaCie fait des disques durs solides, capable d’endurer de nombreuses chutes, et certains sont étanche. Le tout au prix fort, car ils coûtent très (trop) cher. Pour les professionnels, ce n’est pas très grave, car cela peut passer dans les frais généraux déductibles ou amortissables. Les particuliers n’ayant pas toujours les mêmes ressources se rabattent sur du matériel moins solide. C’est à vous de voir quel prix vous mettez sur la protection de vos données ! Et si LaCie propose de bons produits à sécurité haut de gamme, on peut aussi trouver des produits intéressants ailleurs, comme chez SanDisk par exemple. Mais pas que. Il faut chercher un peu.

Mon compromis

Je n’ai jamais investi dans du matériel très sécurisé. Par manque de moyens financiers essentiellement. Pendant longtemps, j’ai utilisé un petit DD externe traditionnel de 500 Go au format 2,5″. J’ai longtemps angoissé à l’idée qu’ils puissent être mécaniquement endommagés par les voyages. La technologie évoluant, depuis 2 ans, j’utilise un SSD externe de 500 Go, de même taille. Récemment, j’ai acquis un SSD externe via la plateforme kickstarter, qui prend beaucoup moins de place. Je ne l’ai pas encore reçu (la crise du covid-19 est arrivée au moment où la fabrication allait débuter), mais vu sa taille et son poids, ce sera encore plus simple à emporter avec soi. Accessoirement, c’est synonyme d’un gain de place et de câbles appréciable dans les bagages !

Bullet SSD, une promesse intéressante
Bullet SSD, une promesse intéressante

 

Et si je n’ai pas d’ordinateur portable avec moi ? En fait, je me déplace toujours avec un ordinateur. Il peut prendre la forme d’un macbook ou d’iPad, suivant les destinations et les durées. Les solutions existent et ne manquent guère. Il convient juste de trouver la solution qui vous convienne.

Selon ces critères

Ce qui va surtout compter, c’est :

  • Le poids. Plus c’est léger et par encombrant, mieux c’est. Un sac photo est lourd, autant ne pas en rajouter.
  • La rapidité. Après avoir marché, bougé et photographié toute la journée, je n’ai aucune envie de passer des heures à copier les photos. C’est la raison pour laquelle j’ai abandonné le disque dur traditionnel au profit du SSD.
  • La fiabilité. Si en prenant un truc pas cher je vais gagner côté finance, pas sûre que j’y gagne en tranquillité d’esprit. Un disque cela peut crasher, tomber à l’eau, tomber par terre. S’il peut être résistant, ce sera un vrai plus. Mais rien ne vous interdit de « durcir » vous-même votre matériel à l’aide d’une boîte ou d’un sac de congélation et de papier bulle. Le système D, cela peut servir !
Ne pas perdre ses clichés
Ne pas perdre ses clichés

 

Cet article paraît alors que nous sommes en confinement pour cause de Covid-19. Une période difficile, mais nécessaire. Une période aussi propice pour penser à la suite, quand on reviendra à une certaine normalité. Et donc aux prochains voyages !

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